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Hommage à Jeanette COSSON

Au nom de Jeannette

Jeannette Cosson a été récompensée entre 2009 et 2014 par Jeunesse et Sports ainsi que par la Ville de Jarny en 2012, pour son implication au sein de l'USJ Basket. Pierre, lui, a été décoré en 2007, toujours par Jeunesse et Sports.

Jeannette Cosson a été décorée à titre posthume de la médaille d'or de Jeunesse et Sports pour son engagement au sein de l'USJ. Femme de coeur, son altruisme perdure et vit toujours au sein de sa famille.

Dans cette petite maison de Jeandelize, son enthousiasme, ses convictions, sa gentillesse et son sens du dévouement planent toujours. Jeannette Cosson s'en est allée un jour de mai dernier, à l'âge de 64 ans, emportée par un mal qui la rongeait. Cette femme a laissé derrière elle le souvenir d'une bénévole engagée au sein de la section basket de l'US Jarnisy. A ce titre, elle a été décorée à titre posthume de la médaille d'or Jeunesse et Sports. Elle a aussi laissé un mari, Pierre, qui poursuit, jour après jour, l'oeuvre de son épouse, celle qui lui donne toujours cette volonté de se battre pour les autres, sans compter son temps, juste pour le plaisir de rendre heureux et d'être utile.

Le petit bal

L'histoire de ce couple débute dans les années 50. Jeannette et Pierre, tous deux enfants de cheminots, vivent à cent mètres l'un de l'autre dans le quartier gare de Jarny. Ils ne se connaissent pas et ne se doutent pas qu'un jour, leurs vies se croiseront et s'uniront à jamais. Vers l'âge de 20 ans, Pierre, qui fréquentait les bals de la ville, se retrouve un soir sans sa cavalière habituelle. Il aperçoit soudain cette jeune femme qu'il invite à faire quelques pas en sa compagnie.

C'est le début d'une histoire d'amour qui verra naître deux enfants, Marc et Cécile. C'est aussi le début d'une complicité indestructible. Pierre et Jeannette jouent tous deux au basket et se retrouvent fréquemment ensemble sur le parquet. Elle, au sein d'une équipe féminine, lui entouré de testostérone. Mais, victime d'une entorse au genou, il quitte le devant de la scène pour s'impliquer en coulisses. Jeannette, elle, entraîne, dirige et déploie de gros efforts pour que la section progresse et s'impose. Mais elle n'oublie pas son rôle de mère et dans la douceur du foyer transmet ce qu'elle a de mieux à ses enfants. « Maman, elle était tout pour moi », affirme Cécile, un brin d'émotion dans le verbe. « J'espère que je serai la même. C'était une personne aimante, serviable, altruiste, optimiste qui m'a montré la voie de l'engagement. »

Cécile, aujourd'hui, donne de son temps bénévolement au sein d'une association de parents d'élèves. Elle se souvient de ces longues soirées passées à préparer ces animations au profit de l'USJ : « Papa s'occupait de la logistique, maman de la bonne organisation des manifestations. Et nous, nous étions entourés de plein de monde et participions aux ateliers de confections des lots. »

Malgré la souffrance

Cécile se rappelle de ces poupées artisanales qu'elle bourrait de coton avant que Jeannette ne les couse. Douceur d'une enfance bercée par la bienveillance de parents actifs.

« Ma femme était speed », sourit Pierre qui a soudain un flash : « Si elle sentait qu'une goutte d'eau pouvait s'échapper du robinet, avant qu'elle ne tombe, elle était déjà dans la cuisine. » Il raconte aussi le combat contre la maladie et cette épouse qui ne voulait rien laisser transparaître malgré la souffrance.

« J usqu'au bout, elle a été présente au sein de l'USJ ainsi qu'au conseil municipal de Jeandelize où elle était élue. » Grâce à Jeannette, Pierre est devenu un autre homme, moins introverti, moins rustre, doté du sens de la plaisanterie et amoureux des jeux de mots. Derrière sa carrure imposante, il est un homme de coeur. Cécile le soutient et lorsqu'il la regarde, c'est un peu de Jeannette qui lui sourit et l'encourage à aller de l'avant et à faire preuve d'abnégation.

Ce qui importe aujourd'hui, ce sont ses enfants, ses petits-enfants et ces dimanches passés en famille autour d'un bon repas. « Je suis devenu un spécialiste du boeuf bourguignon », s'enorgueillit-il. Il ne baissera pas les bras et jusqu'au bout se battra pour les siens, pour les autres... au nom de Jeannette.

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